« Miser sur la sincérité qui se cache derrière les chiffres », déclare Kim Min-jeong, PDG de Craypas Solutions.

Le « paradoxe financier » : les erreurs du passé deviennent des chaînes pour la vie

Kim Min-jung, témoin privilégié de l'évolution des systèmes de notation de crédit, a été un pionnier dans l'adoption de ces systèmes en Corée du Sud dans les années 1990. Pourquoi cette figure emblématique du conseil s'est-elle soudainement lancée dans le monde complexe de la fintech ? Nous explorons les questions fondamentales soulevées par l'impact de son initiative de « notation de crédit alternative » sur notre société.

Avant l'arrivée de Craypas Solutions, le paysage financier national était un bastion de la rigueur et de la méfiance. Les jeunes qui s'efforçaient de gagner leur vie mais qui, confrontés à des difficultés financières, se retrouvaient en défaut de paiement pendant quelques jours, étaient impitoyablement exclus du système financier. Il leur fallait en moyenne deux ans pour redresser leur situation financière, et pendant ce temps, ils étaient piégés par les prêts privés à taux d'intérêt exorbitants.

« Un système qui juge l'avenir d'une personne uniquement sur la base de son historique de transactions, c'est comme refuser l'accès à une échelle à quelqu'un qui en a besoin. J'ai constaté ce paradoxe, surtout pour les jeunes ayant peu d'historique financier, considérés comme des personnes « à zéro » avant même d'avoir commencé. » La voix du PDG Kim était empreinte de l'angoisse et du désespoir qu'il ressentait en tant que concepteur du système.

Votre « empreinte numérique » sur votre smartphone, c'est votre crédit.

La solution qu'il propose est un modèle alternatif d'évaluation du crédit appelé « STEPS ». Ce modèle se concentre sur les comportements actuels plutôt que sur les données passées. « Tout comme nous évaluons le regard et l'attitude d'une personne lors d'un recrutement, la sincérité se manifeste également dans le monde numérique », explique Kim. « Des données mineures, comme la mise à jour régulière du système d'exploitation de leur smartphone, la fréquence de recharge et la gestion de leurs appareils Bluetooth, combinées à l'intelligence artificielle, peuvent devenir de puissants indicateurs de la personnalité. »

Cette technologie a immédiatement transformé la réalité. Lorsque la plateforme réservée aux jeunes était opérationnelle, le taux de délinquance y était inférieur de 58 % à la moyenne du secteur, ce qui a démontré son efficacité. Les témoignages de jeunes ayant réduit leurs emplois à temps partiel pour réussir le concours de la fonction publique ou surmonter des difficultés en finançant des opérations chirurgicales urgentes pour un proche ont apporté la preuve concrète de la dimension humaine de la finance, bien au-delà des simples chiffres.

Le PDG Kim ne parlait pas simplement d'aide sociale, mais de « l'essence même du commerce des données ». Son analyse était que même parmi les emprunteurs à faible solvabilité, que les institutions financières traditionnelles considèrent comme risqués, il existe clairement des personnes ayant une « forte volonté de rembourser », et que les identifier grâce à la technologie est la clé de la compétitivité.

« Nous ne nous contentons pas de récupérer l'historique des paiements de factures de télécommunications. Nous appliquons les sciences comportementales aux données et les segmentons instantanément. » Cette expertise dépasse les frontières. Dans les pays émergents aux infrastructures financières sous-développées, comme la Mongolie et le Cambodge, le modèle de Craypas fait office de « carte d'identité numérique » innovante, améliorant l'accès aux services financiers pour l'ensemble du pays.

« La technologie est peut-être froide, mais l'objectif doit être brûlant. »
La raison pour laquelle ce vétéran de 30 ans passe toutes ses nuits chaque semaine avec son équipe d'une trentaine de personnes à organiser des ateliers technologiques internationaux est simple : élargir les canaux par lesquels la finance se connecte au monde.

L'année 2026 de Craypas est marquée par l'« expansion ». Celle-ci comprend l'évaluation de la résilience de la microfinance nationale, le développement du crédit pour les étrangers mal desservis et la mise en place de partenariats avec des acteurs mondiaux afin de servir de tremplin aux petits entrepreneurs du monde entier.

« Les notations de crédit ne sont que des outils ; leur but est de croire au potentiel des individus. Réduire les coûts grâce à la technologie et démontrer la valeur des personnes : voilà la véritable essence de la fintech. »